La Pauvreté : pour une juste et efficace lutte contre la pauvreté, "Joseph l'insoumis", un film qui interpelle (avec ATD Quart monde et LST...)...
Joseph l'insoumis est un téléfilm français réalisé par Caroline Glorion
Début des années 60. Un bidonville aux portes de Paris. Une poignée de familles survivent sous des abris de fortune dans une misère effroyable et une violence quotidienne. Un homme, Joseph Wresinski, un prêtre, lui même né dans la grande pauvreté, décide de s'installer au milieu de ceux qu'il appelle «son peuple». Parmi ces familles, celle de Jacques. Sa vie va être transformée par sa rencontre avec le Père Joseph. La sienne mais la vie aussi de ceux qui vont rejoindre le combat de ce curé révolutionnaire. Un combat contre l'assistance et la charité qui dit-il « enfoncent les pauvres dans l'indignité ». Ce film, c'est aussi les débuts d'ATD Quart monde, un mouvement de lutte pour les droits, né dans ce bidonville et aujourd'hui mouvement international présent sur les cinq continents. Avec la grande figure de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Avec cette intuition fondatrice : il faut refuser "la charité", un "cache-misère" qui entretient la pauvreté.
« Joseph l’Insoumis » relance des questions essentielles.
Comment continuer une démarche de lutte contre la pauvreté ? Comment, tout
en refusant l’assistanat, se mettre ensemble pour permettre à chacun d’être
debout et d’avoir accès à ses droits les plus fondamentaux ? Comment
construire une action au départ de ce que vivent les personnes en situation de
pauvreté ?...
« NOUS NE DIRONS JAMAIS ASSEZ que la
lutte contre la pauvreté ne se résume pas à une distribution de soupe
populaire, de vêtements, d’envoi de nourriture, actes qui « gèrent »
la pauvreté et finalement maintiennent les pauvres dans leur misère.
Nous ne dirons jamais assez que la véritable lutte contre la pauvreté passe par
une écoute, une prise en compte de la parole des personnes concernée au sein
d’une réelle concertation avec ces derniers.
Nous ne dirons jamais assez qu’une expression libre des plus écrasés ne peut se
faire que dans des rassemblements suffisamment libres de toute contrainte, de
tout enjeu d’emploi, de subsides ou de pouvoir.


