Marius Gilbert, professeur à l'ULB, a co-signé cette carte blanche. Il explique : "Il y a une épidémie qui augmente de façon incontrôlée. Les acteurs de terrain appellent à une aide logistique. Les pays occidentaux promettent des dons. Mais il va falloir un certain temps pour que cette aide se traduise sur le terrain. Et pendant ce temps, l’épidémie progresse. Il faut aller aider les acteurs de terrain". Pour lui, les acteurs de terrain, ONG, etc, sont débordés et fatigués par une épidémie qui va encore progresser.
Mais que pourrait faire la Belgique ? "La Belgique dispose de moyens civils et militaires qu’elle peut déployer. Nous demandons que ces moyens médicaux soient mobilisés", répond le professeur.
La Belgique pourrait-elle être touchée par la maladie ? "La Belgique fait partie des cinq pays les plus à risque d’introduction en raison de liens avec l’Afrique", affirme Marius Gilbert qui note cependant que c’est surtout pour des raisons humanitaires qu’il faudrait intervenir, et non pour se protéger.
(RTBF - Société - 09/09/2014)
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