Kava Kava, Etienne Rappe et la Philarmonique de Namur : ambition...
La Philharmonique a retrouvé ces dernières années le succès d’antan. Lorsque je suis arrivé, avec pour «mission» de programmer 6 concerts, c’était la poursuite de l’activité qui était l’objectif prioritaire. Nous sommes à présent à 12 concerts par an, parfois 13. J’y vois la méthode de programmation proposée, qui essaie de «casser» l’image stéréotypée de la musique par des styles variés de concerts. Ce sera le cas à nouveau cette année.
Le public évolue-t-il?
Nous augmentons graduellement notre fréquentation, notamment par des approches différentes du public, aussi par le fait que l’expérience joue sur ce «qu’il faut faire et ne pas faire» dans notre communication, et aussi bien entendu par le rodage de nos contacts avec le service communication du Centre culturel, qui vient d’ailleurs de révolutionner son site internet. Les collaborations avec le service Jeune Public et Arielle Harcq permettent aussi de drainer de jeunes enfants et leurs jeunes parents. Notre volonté «pédagogique – pas ennuyeuse» porte aussi ses fruits.
Quels sont les choix de la nouvelle saison?
Il s’agit dans notre politique d’attirer le public vers de grands concerts (comme cette année Vox Luminis, Dumay – Braley, les trois premiers lauréats du Reine Élisabeth avec l’OPRL, Millenium dont ce sera le premier concert à Namur, et encore Gatto et l’ONB dans Beethoven) pour le sensibiliser vers des formes plus audacieuses (la Cetra, Kava Kava, Aurélia, la musique de chambre, Musiques Nouvelles et l’extraordinaire concert Andy Warhol’s Night). Il faut à mon sens inciter à la curiosité, proposer un menu «découverte» tout en présentant «le plat que l’on aime» pour faire référence à la gastronomie.
Quelques temps forts?
Ceux de la première catégorie que je viens de citer, mais aussi Boyan Vodenitcharov, le lauréat du Reine Élisabeth de 1983 que personne n’a oublié. Le public ne s’y trompe pas: nous sommes à un niveau de billetterie jamais atteint à la Philharmonique. Plus 30% par rapport à l’année passée. C’est dire s’il ne faut pas traîner pour assister à certains concerts.
(Lavenir - 08 09 2014 Interview : Léa STRASUNAS)



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