Maxime Prévot, Bourgmestre et Ministre, conduit une délégation à Québec : du temps et des moyens au bénéfice des Namurois, des Wallonnes et des Wallons ? Qu'en penser ? Dites-nous...

Une délégation namuroise s’est posée à Québec, pour raviver le jumelage. Avec des décisions concrètes à la clef.
De Montréal à Québec, il y a 3 heures d’autoroute, monotone, avec des noms de bleds revisitant la litanie des saints pour nous divertir un peu. On a vu du Saint-Rédempteur, du Saint-Apollinaire et même un Notre-Dame-du-bon-conseil.
Tout sépare ces deux villes, hormis qu’on y parle le français. Montréal, c’est la métropole, la plus grande ville de la province de Québec, qui se pousse du col avec ses gratte-ciel, son downtown à l’américaine et ses quartiers très anglophones. À côté, Québec, dont on a fêté les 400 ans en 2008, c’est très petit. Quand même beaucoup plus grand que Namur, plus peuplé (800 000 citoyens environs, grande agglomération comprise), entretenant 182 hectares de parcs et d’espaces verts, mais on en fait rapidement le tour. Elle dispose d’un château qui domine le Saint-Laurent, fleuve grandiose (le plus grand d’Amérique du nord), fendu de navires de croisière. Pas vraiment une cité où l’on s’enivre jusque tard dans la nuit. Plutôt quiète, plutôt sage, ce qui ne l’empêche pas d’avoir été sacrée capitale de la province de Québec.
Résumons: Québec est capitale et siège de gouvernement (à 24 ministres). À taille humaine, elle s’enorgueillit d’un château – le splendide Frontenac –, d’une citadelle, d’une place d’Armes, d’une université et d’un hôtel du parlement, juché sur une colline parlementaire. Les touristes lui trouvent un charme fou, notamment pour son vieux Québec, avec son cachet typiquement européen, que Joe Dassin chanta à travers les yeux d’Émilie, évoquant son hiver éclatant et sans fin. Si le vieux Namur n’a pas eu les honneurs d’une chanson, et n’est pas repris au patrimoine mondial de l’Unesco, il n’en demeure pas moins patiné par des siècles et des siècles, avec des places et des rues que les Américains nous envient.
Enfin, les deux villes ont donné leur nom à une province.
Vous comprenez mieux maintenant pourquoi Namur et Québec, il y a 15 ans, ont croisé leur destinée. Ces deux villes, malgré l’obstacle de l’Atlantique, partagent comme un même génome, une même identité.
Un protocole d’entente
La délégation namuroise, emmenée par le bourgmestre de Namur Maxime Prévot, a rejoint ce lundi, à Québec même, le reste de la délégation, des chefs d’entreprises, des artistes, des chefs de cuisine, qui y est à pied d’œuvre depuis le 29 août. Pendant une semaine, les deux villes, chacune sous l’impulsion d’un nouveau maire, vont re-tricoter ce que le temps a quelque peu défait ou distendu. Loin des yeux loin du cœur dit-on. Le nouveau maire de Québec, actualisant les relations internationales de sa ville, a souhaité relancer la machine, par des cadeaux mutuels, des collaborations, des coups de pouce. Et tant qu’à faire pour inaugurer une nouvelle ère, en frappant fort, par une semaine namuro-québéçoise, que nous nous proposons donc de vous raconter.
Mardi matin, c’est à l’hôtel de ville, devant des journalistes du cru, que les deux maires, flashés comme des stars à Cannes, ont laissé converger leurs préoccupations quant à s’enrichir mutuellement l’un de l’autre, à travers des expertises et des expériences.
Maxime Prévot, bourgmestre depuis fin 2012, et Régis Labeaume, en poste depuis 2006 et réélu haut la maire en novembre 2013 (avec 74% des voix), ont renouvelé leur protocole d’entente historique conclu juste avant l’an 2000. Une cérémonie plus légère que protocolaire, ponctuée d’un sympathique échange de cadeaux (hors caméra, comme le veut la tradition au Québec). «Quelle joie de se retrouver en famille a écrit Maxime Prévot dans le livre d’or. L’entente est cordiale et prometteuse, l’enthousiasme communicatif. Les ingrédients sont là pour de beaux succès partagés». Tout était dit, en somme. «Cette entente fait pleinement sens et génère de la valeur ajoutée» a ensuite déclaré Maxime Prévot, tandis qu’une grisaille orageuse gansait le château Frontenac.
Le bourgmestre Maxime Prévot signant le livre d’or de la Ville amie de Québec, entouré du chef de groupe MR Bernard Guillitte, et du maire de Québec Régis Labeaume. Plus que protocolaire, la cérémonie fut légère mais néanmoins concrète.
(Source: lavenir. A Quebec, Pierre WIAME  'Québec viendra y embaucher des restaurateurs' - 03/09/2014)


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